Définition de contrat de valorisation de l’expérience
Le contrat de valorisation de l’expérience est une réponse du Gouvernement à la situation de chômage des seniors. Il vise à favoriser les embauches de cette catégorie de demandeurs d’emploi.
Ce dispositif est expérimental et s’applique pour une durée de 5 ans depuis le 25 octobre 2025, soit jusqu’au 24 octobre 2030 (loi n° 2025-989, du 24 octobre 2025, art. 4, I).
C’est un contrat à durée indéterminée de droit commun qui bénéficie de certains aménagements.
Les employeurs peuvent conclure un contrat de valorisation de l’expérience avec des salariés :
- âgés d’au moins 60 ans (57 ans si une convention ou un accord de branche étendu le prévoit) ;
- inscrits sur la liste des demandeurs d’emploi ;
- n’ouvrant pas droit au bénéfice d’une pension de retraite de base à taux plein d’un régime légalement obligatoire (sauf régimes spéciaux tels que marins, artistes de ballet, mineurs et militaires) ;
- qui n’ont pas été employés par l’entreprise au cours des 6 derniers mois, y compris dans le groupe auquel appartient l’entreprise.
Au moment de la signature du contrat, le salarié doit remettre à l’employeur un document mentionnant la date prévisionnelle à laquelle il remplira, le cas échéant, les conditions pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce document est communiqué par l’assurance retraite. En cas de réévaluation ultérieure de cette date, le salarié en informe son employeur et lui transmet une version mise à jour de ce même document (loi n° 2025-989, du 24 octobre 2025, art. 4, II).
En ce qui concerne la rupture du contrat, l’employeur peut recourir à une mise à la retraite sans accord préalable du salarié et avant son 70e anniversaire :
- à partir de la date à laquelle le salarié atteint l’âge de départ et ouvre droit à sa retraite à taux plein ;
- en respectant un préavis au moins égal à celui prévu en cas de licenciement ;
- sous condition de verser une indemnité de mise à la retraite au moins égale à celle prévue en cas de licenciement.
Attention : en cas de non-respect des conditions de droits à la retraite, de préavis ou de versement de l’indemnité, la rupture du contrat de travail équivaut à un licenciement (loi n° 2025-989, du 24 octobre 2025, art. 4, IV).
L’employeur est exonéré de la contribution patronale de 40 % (contre 30 % avant le 31 décembre 2025) due sur l’indemnité de mise à la retraite pendant 3 ans à partir de la promulgation de la loi, c’est-à -dire du 25 octobre 2025 au 24 octobre 2028 (loi n° 2025-989, du 24 octobre 2025, art. 4, V).
Définitions populaires
- Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT)
La notion de qualité de vie au travail (QVT) correspond à un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe …
- Agent de maîtrise
Un agent de maîtrise est un salarié faisant partie d’une catégorie de personnel de production dotée de responsabilités d’encadrement du personnel ouvrier au …
- Accroissement temporaire d'activité
L’accroissement temporaire d’activité est l’un des motifs de recours au travail temporaire (CDD et intérim), qui renvoie concrètement à l’une des situations …
- Accessoires de salaire
Les accessoires de salaire désignent les différentes primes, avantages en nature, frais professionnels et indemnités versées par l’employeur en sus des …
- Absence non rémunérée
Qu’elle soit autorisée ou pas, en principe, une absence ne doit donner lieu à rémunération que si elle correspond à un motif prévu par la loi ou la convention …
- Tiers ou tierce personne
Le tiers ou la tierce personne est par rapport à une relation duale comme celle liant le salarié et l’employeur par exemple, ce terme désigne toute personne …
- Salarié
Le salarié se définit comme une personne physique liée à un employeur par la conclusion d’un contrat de travail et par une relation de subordination …
- Rappel de salaire
Le rappel de salaire correspond aux éléments de salaire intégrés à des bulletins de paie postérieurs à la période de travail correspondante. Après application …
- Prime d'assiduité
La prime d’assiduité a pour objet de récompenser la stabilité des salariés dans l’entreprise, et de les inciter à ne pas s’absenter. Elle n’est pas la …
- Employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM)
Les employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM) sont des catégories de salariés dont le statut est équivalent à celui des ouvriers ou à un niveau …
- Absences, congés, maladies et accidents
- Accords collectifs et usages d'entreprise
- Avantages en nature et frais professionnels
- Conditions particulières de travail
- ContrĂ´les et contentieux
- Cotisations et contributions sociales
- Divers
- Durée et temps de travail
- Embauche et contrat de travail
- Evolution de l'entreprise
- Formation professionnelle
- Pouvoir disciplinaire de l'employeur
- Protection des salariés
- Protection sociale et sécurité sociale
- Représentants du personnel
- Retraite - vieillesse
- Rupture du contrat de travail
- Salaire, primes et indemnités
- Santé et sécurité
en droit du travail