Définition de apprentissage

L’apprentissage est un contrat de travail permettant à des jeunes d’acquérir une formation théorique et pratique en vue d’obtenir une qualification professionnelle.

Activité partielle

Les salariés en contrat d'apprentissage dont la rémunération est inférieure au SMIC reçoivent une indemnité horaire d'activité partielle, versée par leur employeur, d'un montant égal au pourcentage du SMIC qui leur est applicable et, s'il y a lieu, des stipulations conventionnelles applicables à l'entreprise. Le taux horaire de l'indemnité d'activité partielle versée à ces mêmes salariés dont la rémunération est supérieure ou égale au SMIC ne peut pas être inférieur au taux horaire du SMIC.

L'employeur reçoit une allocation d'activité partielle d'un montant égal à l'indemnité d'activité partielle versée aux salariés en contrat d'apprentissage dont la rémunération est inférieure au SMIC. Pour les salariés en contrat d'apprentissage dont la rémunération est supérieure ou égale au SMIC, l'employeur reçoit l'allocation prévue à l'article L. 5122-1, II du Code du travail.

Généralités

Depuis le 10 janvier 2025, le Cerfa à utiliser est le n° 10103*13. Il s’est enrichi de cases à cocher afin de tenir compte des aménagements prévus par la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé élargis aux publics âgés de 15 ans révolus à 20 ans qui justifient :

  • d’une notification de la prestation de compensation du handicap (PCH) ;
  • d’une notification de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapĂ© (AEEH) ;
  • du bĂ©nĂ©fice d’un projet personnalisĂ© de scolarisation (PPS).

L’apprenti qui bénéficie de l’un de ces titres doit cocher « oui » au champ « Équivalence jeunes ». S’il est bénéficiaire de l’obligation d’emploi, c’est le champ « Extension BOE » qui doit être renseigné positivement.

Notez-le : afin de tenir compte de l’évolution de la prise en charge de la formation liée à l’enseignement à distance, le modèle du contrat d’apprentissage (Cerfa 10103*14) ainsi que sa notice ont été mis à jour depuis le 1er juillet 2025.

Le code IDCC de la convention collective à renseigner est celui issu de la nomenclature des conventions collectives et ne doit pas être confondu avec le numéro de brochure associé à l’édition papier de la convention.

Les jeunes qui n’ont pas encore 15 ans au moment de la rentrée scolaire et qui les auront avant la fin de l’année civile, peuvent, avant le terme de l'année civile, être inscrits, sous statut scolaire, dans un lycée professionnel ou dans un CFA pour débuter leur formation, à la condition d’avoir terminé l’enseignement de la troisième.

La durée du contrat d'apprentissage, lorsqu'il est conclu pour une durée limitée, ou de la période d'apprentissage, lorsque le contrat d'apprentissage est conclu pour une durée indéterminée, varie entre 6 mois et 3 ans.

Le contrat peut être exécuté en partie à l'étranger pour une durée qui ne peut pas excéder 1 an ni la moitié de la durée totale du contrat. Les conditions de mise en œuvre de la mobilité de l'apprenti à l'étranger sont prévues par une convention conclue entre les parties au contrat, le CFA en France et la structure ou, le cas échéant, la ou les structures d'accueil à l'étranger, employeur ou organisme de formation.

Elle est égale à la durée du cycle de formation préparant à la qualification qui fait l'objet du contrat, laquelle est fixée en fonction du type de profession et du niveau de qualification préparés.

Par dérogation, la durée du contrat ou de la période d'apprentissage peut être inférieure à celle du cycle de formation préparant à la qualification qui fait l'objet du contrat, compte tenu du niveau initial de compétences de l'apprenti ou des compétences acquises, par exemple, lors d'une mobilité à l'étranger. Cette durée est alors fixée par une convention tripartite signée par le CFA et l'apprenti ou son représentant légal, annexée au contrat d’apprentissage.

Le contrat d'apprentissage porte mention de la date du début de l'exécution du contrat, de la période de formation pratique chez l'employeur et de la période de formation en CFA.

La date de début de la formation pratique chez l'employeur et celle de début de la période de formation en CFA ne peuvent pas être postérieures de plus de 3 mois au début d'exécution du contrat.

Avant le début d’exécution du contrat, ou dans un délai maximum de 5 jours ouvrables, l’employeur doit transmettre pour enregistrement le contrat et la convention tripartite à l’opérateur de compétences (OPCO). Depuis le 1er janvier 2020, les nouveaux contrats doivent être transmis seulement à l’OPCO qui se charge de procéder aux formalités administratives d’enregistrement.

Le niveau de prise en charge du contrat d'apprentissage a évolué pour les contrats conclus depuis le 1er juillet 2025. En effet, la prise en charge du coût de la formation par l’OPCO est proratisée en fonction du nombre de jours de formation effectués dans le cadre du contrat d’apprentissage. Par exemple, le montant de la prise en charge déterminé pour 12 mois de formation sera minoré si le nombre de jours est inférieur à 365.

Le calendrier du versement de la part de la formation prise en charge par les OPCO est revu. Le financement, adressé aux CFA, est divisé en quatre versements :

  • 40 % du financement annuel au plus tard dans les 30 jours suivant la facture adressĂ©e par le CFA ;
  • 30 % au 7e mois ;
  • 20 % au 10e mois ;
  • le solde de 10 % est versĂ© après transmission de la facture et de la certification de rĂ©alisation par le CFA, dans les 4 mois suivant le terme du contrat d’apprentissage.

Une modulation de la prise en charge par l’opérateur de compétences s’applique aux enseignements suivis à distance pour au moins à 80 % de leur durée totale. Dans ce cas, l’OPCO minore le niveau de prise en charge de 20 % sans qu’il puisse être inférieur à 4000 euros. Les formations qui sont communément dispensées à distance ne sont pas concernées (décret n° 2025-586, du 27 juin 2025).

Par ailleurs, l’employeur a l’obligation de participer à la prise en charge des contrats d’apprentissage dès lors que le diplôme visé relève au moins du niveau 6 du cadre national des certifications professionnelles, c’est-à-dire bac +3 (C. trav., art. L. 6332-14 modifié). La participation est fixée à 750 euros par contrat d’apprentissage.

En cas de rupture du contrat au cours de la période de 45 jours de formation pratique effectuée en entreprise, la participation de l’employeur s’élève à 50 % du financement accordé par l’OPCO, dans la limite de 750 euros. Lorsqu’un employeur embauche un apprenti à la suite de la rupture anticipée de son contrat d’apprentissage avec une autre entreprise, le montant de la prise en charge par le nouvel employeur s’élève à 200 euros (somme forfaitaire) (décret n° 2025-585, du 27 juin 2025).

Un maître d’apprentissage contribue à l’acquisition de ses compétences pour l’obtention du titre ou du diplôme préparé. Il ne peut pas avoir plus de deux apprentis simultanément.

Sauf conventions contractuelles ou conventionnelles plus favorables, un salaire est déterminé en pourcentage du SMIC dont le montant varie selon l’âge :  

  • moins de 18 ans : 1re annĂ©e : 25 % ; 2e  annĂ©e : 37 % ; 3e annĂ©e : 53 % ;
  • de 18 Ă  20 ans : 1re annĂ©e : 41 % ; 2e  annĂ©e : 49 % ; 3e annĂ©e : 65 % ;
  • 21 ans et plus : 1re annĂ©e : 53 % ; 2e  annĂ©e : 61 % ; 3e annĂ©e : 78.

Pour les contrats conclus depuis le 1er janvier 2019, le salaire minimum perçu par l'apprenti est fixé à :

Année d’exécution du contrat

Âge de l’apprenti

% du SMIC

1re année

16 Ă  17 ans

18 Ă  20 ans

21 Ă  25 ans

27

43

53

2e année

16 Ă  17 ans

18 Ă  20 ans

21 Ă  25 ans

39

51

61

3e année

16 Ă  17 ans

18 Ă  20 ans

21 Ă  25 ans

55

67

78

Peu importe l’année

26 ans et plus

100

Lorsqu'un contrat d'apprentissage est conclu pour une durée inférieure ou égale à 1 an pour préparer un diplôme ou un titre de même niveau que celui précédemment obtenu, lorsque la nouvelle qualification recherchée est en rapport direct avec celle qui résulte du diplôme ou du titre précédemment obtenu, une majoration de 15 points est appliquée.

Le contrat peut être résilié à l’initiative des parties pendant les 45 premiers jours, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise effectuée par l’apprenti. Une fois ce délai écoulé, il n'est possible de le rompre pendant le cycle de formation que par accord des parties.

Passé ce délai, le contrat peut être rompu par accord écrit signé des deux parties. À défaut, le contrat peut être rompu en cas de force majeure, de faute grave de l'apprenti, d'inaptitude constatée par le médecin du travail ou en cas de décès d'un employeur maître d'apprentissage dans le cadre d'une entreprise unipersonnelle. La rupture prend la forme d'un licenciement.

En cas d'inaptitude constatée par le médecin du travail, l'employeur n'est pas tenu à une obligation de reclassement.

Au-delà de la période de 45 jours, la rupture du contrat d'apprentissage peut également intervenir à l'initiative de l'apprenti et après respect d'un préavis qui ne peut pas être inférieur à 7 jours calendaires après la date à laquelle l'employeur a été informé de l'intention de l'apprenti de rompre son contrat.

L'apprenti doit, au préalable, solliciter le médiateur. Si l'apprenti est mineur, l'acte de rupture doit être conjointement signé par son représentant légal.

L’assiette réelle pour le calcul des cotisations d'assurance vieillesse des apprentis est rétablie et un dispositif de validation de droits à la retraite proportionnés à la durée de la période d'apprentissage est mis en place.

Les périodes d’apprentissage dans le cadre d’un contrat conclu entre le 1er juillet 1972 et le 31 décembre 2013 seront prises en compte pour les départs anticipés pour carrières longues ou handicap.

Pour les contrats d’apprentissage conclus à partir du 1er mars 2025, la part de la rémunération totalement exonérée des cotisations salariales (d’origine légale ou conventionnelle) est abaissée. Elle ne peut pas excéder 50 % du SMIC, au lieu de 79 % précédemment. Ainsi, la part du salaire de l’apprenti embauché après le 28 février 2025 qui dépasse cette limite sera entièrement soumise à cotisations salariales.

L’assujettissement de la part excédant 50 % du SMIC concerne également la CSG-CRDS (loi n° 2025-199, du 28 février 2025, art. 22, I et 23). Pour rappel, la rémunération des apprentis embauchés avant le 1er mars 2025 était totalement exonérée de CSG et CRDS.

Toutefois, l’Administration applique une tolérance pour les apprentis ayant conclu (date de signature faisant foi) avec leur employeur un contrat d’apprentissage avant le 1er mars 2025 et dont le premier jour d’exécution intervient après cette même date.

Dans ce cas, les apprentis peuvent bénéficier :

  • d’une exonĂ©ration de la totalitĂ© des cotisations salariales d'origine lĂ©gale et conventionnelle s’appliquant Ă  leur rĂ©munĂ©ration dans la limite de 79 % du SMIC ;
  • d’une exclusion totale de leur rĂ©munĂ©ration de l'assiette de la CSG et de la CRDS (BOSS, dossier exonĂ©rations du contrat d’apprentissage, paragraphe 110).

Aide unique à l’embauche

Les contrats d'apprentissage conclus dans les entreprises de moins de 250 salariés afin de préparer un diplôme ou un titre à finalité professionnelle équivalant au plus au baccalauréat ouvrent droit à une aide unique versée à l'employeur par l'État d’un montant fixé à 5000 euros pour la 1re année d’exécution du contrat pour les contrats conclus après le 23 février 2025, contre 6000 euros précédemment. Toutefois, le montant de l’aide reste fixé à 6000 euros pour les contrats conclus avec une personne reconnue travailleur handicapé.

Depuis le 1er novembre 2025, lorsque la durée de contrat est inférieure à 1 an, le montant de l'aide pour le premier mois et le dernier mois du contrat est calculé au prorata temporis du nombre de jours couverts par le contrat. Cette proratisation est applicable aux contrats conclus depuis le 1er novembre 2025 et au contrat en cours à cette date à partir du second mois d’exécution du contrat (décret n° 2025-1031, du 31 octobre 2025).

Un délai de 6 mois après la conclusion des contrats doit être respecté pour leur transmission à l’opérateur de compétences qui disposera du même délai pour le déposer auprès du ministre chargé de la Formation professionnelle.

Notez-le : pour les contrats conclus entre 1er janvier 2025 et le 23 février 2025 (avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles), l’employeur de moins de 250 salariés, sous réserve de la transmission du contrat à l'opérateur de compétences au plus tard 6 mois après sa conclusion, peut encore bénéficier de l’aide d’un montant de 6000 euros. Cette aide n’est ouverte que pour le recrutement d’apprentis préparant un titre ou diplôme jusqu'au niveau baccalauréat (fiche pratique relative à l’aide disponible sur le site du ministère du Travail, diffusée le 26 février 2025).

Important : pour les contrats conclus à partir du 1er novembre 2025, le versement de l’aide entre le 1er novembre 2025 et le mois de février 2026 est suspendu. Après vérification de l’éligibilité, l’aide sera versée à partir du mois de mars 2026.

Pour les contrats conclus avant le 1er novembre 2025 et en cours à cette date, l’aide non proratisée sera versée jusqu’à mi-février 2026 (site travail-empli.gouv.fr, l’aide aux employeurs qui recrutent en apprentissage, mise à jour du 18 novembre 2025).

Pour les contrats conclus à partir du 1er janvier 2026, le Gouvernement informe qu’en l’absence d’adoption de la loi de finances pour l’année 2026 l'aide ne pourra s'inscrire que dans le cadre légal fixé par le Code du travail. Son versement est donc réservé aux entreprises de moins de 250 salariés pour l’embauche d’un apprenti dont la qualification est inférieure ou équivalente au bac (ministère du Travail et des Solidarités, communiqué de presse du 29 décembre 2025).

Aide exceptionnelle à l’embauche

Les contrats d’apprentissage conclus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2024 et du 24 février au 31 décembre 2025 ouvrent droit à une aide exceptionnelle au titre de la première année d’exécution du contrat versée à l’employeur par l’État :

  • pour les contrats conclus par une entreprise de moins de 250 salariĂ©s pour la prĂ©paration d’un diplĂ´me ou d’un titre Ă  finalitĂ© professionnelle Ă©quivalant au moins au niveau 5 et au plus au niveau 7 (master 2, diplĂ´me d’ingĂ©nieur, etc.) du cadre national des certifications professionnelles ;
  • pour les entreprises de 250 salariĂ©s et plus, pour la prĂ©paration d'un diplĂ´me ou d'un titre Ă  finalitĂ© professionnelle Ă©quivalant au plus au niveau 7, sous condition que l’entreprise atteigne un seuil de contrats d’alternance ou de contrats favorisant l’insertion professionnelle dans leur effectif au 31 dĂ©cembre de l’annĂ©e suivant celle de conclusion du contrat d’apprentissage (par exemple, une entreprise recrutant un alternant en 2025 devra s’engager Ă  atteindre le seuil requis au 31 dĂ©cembre 2026).

Les modalités d’atteinte de ce seuil sont les suivantes (uniquement pour les entreprises de 250 salariés et plus) :

  • avoir atteint le taux de 5 % de salariĂ©s en contrat d’apprentissage ou de professionnalisation dans l’effectif salariĂ© total annuel au 31 dĂ©cembre de l’annĂ©e suivant celle de conclusion du contrat d’apprentissage ou pendant l’annĂ©e suivant la date de fin du contrat d’apprentissage si les alternants ont Ă©tĂ© embauchĂ©s en CDI Ă  l’issue des contrats. Entrent Ă©galement dans le pourcentage les volontaires internationaux et les salariĂ©s bĂ©nĂ©ficiant d’une convention industrielle de formation de recherche. Ce taux de 5 % est Ă©gal au rapport entre les effectifs relevant des contrats favorisant l’insertion professionnelle et l’effectif salariĂ© total annuel de l’entreprise ;

ou

  • avoir atteint au moins 3 % d’alternants (contrat d'apprentissage ou de professionnalisation) au 31 dĂ©cembre de l’annĂ©e suivant celle de conclusion du contrat d’apprentissage, comparativement Ă  l’effectif salariĂ© annuel relevant de cette catĂ©gorie au 31 dĂ©cembre de l’annĂ©e suivant celle de conclusion du contrat d’apprentissage ;.

et

  • avoir connu une progression de 10 % d'alternants au 31 dĂ©cembre de l'annĂ©e suivant celle de conclusion du contrat d'apprentissage, comparativement Ă  l'effectif salariĂ© annuel relevant de ces catĂ©gories (contrats d'apprentissage et contrats de professionnalisation) par rapport Ă  l'annĂ©e prĂ©cĂ©dant la conclusion du contrat d'apprentissage. Il est Ă©galement possible pour l’entreprise d’atteindre la progression de 10 % d’alternants par un accord de branche en justifiant qu’entre l’annĂ©e de conclusion du contrat et l’annĂ©e suivante la progression est atteinte au sein de la branche dans les proportions prĂ©vues par l'accord.

Le seuil devra ainsi être atteint au 31 décembre 2026 pour les contrats conclus entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025.

Sous réserve de satisfaire aux conditions d’attribution, pour les contrats conclus entre le 24 février 2025 et le 31 décembre 2025, l’aide est d’un montant de :

  • 5000 euros pour les entreprises de moins de 250 salariĂ©s ;
  • 2000 euros pour les entreprises de 250 salariĂ©s et plus.

Toutefois, ce montant est porté à 6000 euros maximum pour les contrats conclus avec une personne reconnue travailleur handicapé, quel que soit l’effectif de l’entreprise.

Le montant de l’aide précédemment fixée à 6000 euros est applicable aux contrats d’apprentissage conclus avant le 31 décembre 2024, à condition qu’ils aient été transmis à l’OPCO au plus tard le 30 juin 2025. En revanche, le décret ne mentionne pas la possibilité de bénéficier de l’aide exceptionnelle pour les contrats conclus dans la période du 1er janvier au 23 février 2025.

Depuis le 1er novembre 2025, lorsque la durée de contrat est inférieure à 1 an, le montant de l'aide pour le premier mois et le dernier mois du contrat est calculé au prorata temporis du nombre de jours couverts par le contrat. Cette proratisation est applicable aux contrats conclus depuis le 1er novembre 2025 et au contrat en cours à cette date à partir du second mois d’exécution du contrat (décret n° 2025-1031, du 31 octobre 2025).

Pour les entreprises dont l'effectif est d'au moins 250 salariés à la date de la conclusion du contrat d'apprentissage (pour lequel l'aide est sollicitée), mais est inférieur à 250 salariés au 31 décembre de l'année suivant celle de la conclusion de ce contrat, les règles applicables sont celles prévues pour les entreprises d'au moins 250 salariés (modalités exposées ci-dessus).

Cette aide exceptionnelle n’est pas cumulable avec les aides spécifiques pour les apprentis en situation de handicap ni avec l’aide unique à l’embauche. L’aide ne peut pas être perçue par l’employeur qui conclurait un contrat d’apprentissage avec un même apprenti pour la même certification professionnelle.

En cas de rupture anticipée du contrat, elle n’est pas due à compter du jour suivant la date de fin du contrat. En cas de rupture avant la fin de la 1re année d’exécution, elle n’est plus due à partir du mois suivant la rupture du contrat. Le montant sera proportionnel à la durée du contrat. En cas d’une suspension du contrat conduisant au non-versement de la rémunération par l’employeur à l’apprenti, l’aide n’est pas due pour les mois considérés, peu importe le motif de la suspension (notamment le recours à l’activité partielle). Les sommes indûment perçues doivent être remboursées à l’ASP.

Important : pour les contrats conclus à partir du 1er novembre 2025, le versement de l’aide entre le 1er novembre 2025 et le mois de février 2026 est suspendu. Après vérification de l’éligibilité, l’aide sera versée à partir du mois de mars 2026.

Pour les contrats conclus avant le 1er novembre 2025 et en cours à cette date, l’aide non proratisée sera versée jusqu’à mi-février 2026 (site travail-empli.gouv.fr, l’aide aux employeurs qui recrutent en apprentissage, mise à jour du 18 novembre 2025).

En l’absence d’adoption de la loi de finances pour l’année 2026, l'aide exceptionnelle à l’embauche a pris fin au 31 décembre 2025.

Avantage en nature

Le BOSS donne des précisions sur l’évaluation de l’avantage en nature remis à un apprenti et sur son éventuelle déduction de sa rémunération en espèces. La loi prévoit que, sauf dans les cas où un taux moins élevé est prévu par la CCN de l’entreprise ou un contrat particulier, les avantages en nature peuvent être déduits du salaire dans la limite de 75 % de la déduction autorisée. Pour les apprentis, cette déduction ne peut pas excéder, chaque mois, un montant égal aux 3/4 de son salaire. Ainsi, si l’employeur déduit de la rémunération en espèces d’un apprenti une fraction de la valeur d’un avantage en nature, il doit réintégrer la totalité de celle-ci dans l’assiette des cotisations sociales. Le BOSS publie une nouvelle rubrique relative à l’exonération applicable aux contrats d’apprentissage comprenant trois chapitres (champ d’application – modalités d’application de l’exonération de cotisations patronales – modalités d’application de l’exonération de cotisations salariales), opposable à l’Administration depuis le 1er septembre 2024.

Taxe d'apprentissage

Depuis le 1er janvier 2022, la collecte des contributions au titre de la formation professionnelle est transférée à l’URSSAF qui est ainsi l’interlocuteur unique pour les déclarations et le paiement de ces contributions et de la taxe d’apprentissage. Les démarches se font via la déclaration sociale nominative (DSN).

La contribution supplémentaire à l’apprentissage de l’année N-1 pour les entreprises assujetties est déclarée et payée dans la DSN du mois de mars de l’année N (échéance du 7 ou du 15 avril). Le solde de la taxe d’apprentissage (0,09 % de la masse salariale de l’année N-1), qui complète les versements et déclarations mensuelles, est déclaré et payé dans la DSN du mois d’avril de l’année N (échéance du 5 ou du 15 mai).

Depuis le 1er novembre 2024, le BOSS s’enrichit d’une nouvelle rubrique qui porte sur les contributions servant au financement de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

La campagne de répartition 2025 de la taxe d’apprentissage a débuté le 26 mai 2025. Pour pouvoir bénéficier des versements, les établissements habilités doivent être inscrits sur les listes préfectorales régionales ou sur la liste nationale. Ces établissements éligibles sont facilement retrouvables sur SOLTéA, à l’aide d’une recherche par mots-clés (numéro SIRET, zone géographique, niveau de formation). Plus de 11 000 établissements sont ainsi habilités à percevoir le solde de la taxe d'apprentissage.

Pour la campagne 2025, les employeurs sont invités à désigner des établissements bénéficiaires du solde de la taxe d'apprentissage sur le site SOLTéA aux dates suivantes :

  • première pĂ©riode : du 26 mai au 27 juin 2025 inclus ;
  • seconde pĂ©riode : du 14 juillet au 24 octobre 2025 inclus.

Les employeurs qui ont validé leurs choix de désignation et de répartition pendant la première période pour la totalité des fonds à leur disposition ne peuvent plus modifier ces choix après la fin de cette période. La Caisse des dépôts effectue les versements correspondant à ces choix à partir du 11 juillet 2025.

Les employeurs qui n'ont pas validé leurs choix de désignation et de répartition pour la totalité des fonds à leur disposition à l'issue de la première période peuvent modifier leurs choix jusqu'à la fin de la seconde période. La Caisse des dépôts effectue les versements correspondant à ces choix à partir du 7 novembre 2025.

En cas d’absence de désignation des établissements par l’employeur, la Caisse des dépôts procède à l’affectation auprès des établissements habilités à partir du 27 novembre 2025, pour une partie en fonction de critères géographiques, et pour une autre partie en visant les formations aboutissant aux métiers dont les besoins en recrutement sont forts (arrêté du 23 mai 2025, JO du 1er juin 2025).

Apprentissage transfrontalier

Depuis le 23 février 2022, l'apprentissage transfrontalier qui permet à un apprenti d'effectuer une partie de sa formation pratique ou théorique dans un pays frontalier de la France est entré en vigueur. Les modalités de mise en œuvre sont précisées dans le cadre d'une convention conclue entre la France et le pays frontalier dans lequel est réalisée la partie pratique ou la partie théorique de la formation par apprentissage. Elle précise notamment :

  • le rĂ©gime juridique applicable au contrat de travail ;
  • l'organisme de formation et la certification professionnelle visĂ©e par le contrat ;
  • les modalitĂ©s de dĂ©roulement de la formation et de la dĂ©livrance de la certification professionnelle ;
  • le financement, notamment les contributions des parties et leurs relations sur le plan financier.

L'opérateur de compétences des entreprises de proximité est agréé pour assurer la gestion de l'ensemble des contrats d'apprentissage transfrontalier.

Un texte est venu préciser les modalités de mise en œuvre de l'apprentissage transfrontalier selon que le contrat d'apprentissage est établi dans le pays frontalier ou sur le territoire national, notamment en ce qui concerne la durée de la formation, la rémunération de l’apprenti et les contrôles opérés par l’inspection du travail ou l’OPCO (décret n° 2025-289, du 28 mars 2025, relatif à l'apprentissage transfrontalier). Pour les contrats conclus depuis le 1er septembre 2025, les niveaux de prise en charge correspondent à ceux fixés par décret (selon le diplôme préparé et la nature des dépenses), minorés de 10 %. Le montant peut être majoré dans la limite de 4000 euros pour les apprentis en situation de handicap (arrêté du 9 septembre 2025).

Les entreprises du secteur privé et public non industriel et non commercial et les entreprises de travail temporaire peuvent embaucher (en CDD ou CDI) un jeune âgé d’au moins 16 ans et d’au plus 25 ans.

Depuis le 1er août 2024, les règles relatives à la prise en charge financière par les OPCO sont renforcées. Si, après avoir été informés par l'une des parties au contrat, par un autre OPCO ou par toute autre autorité ou administration, ils constatent la méconnaissance de conditions relatives, par exemple, à l’âge de l’apprenti ou la contrariété des stipulations du contrat à toute autre disposition légale, réglementaire ou conventionnelle, la prise en charge financière sera refusée par décision motivée et notifiée aux parties et au CFA.

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Le tiers ou la tierce personne est par rapport à une relation duale comme celle liant le salarié et l’employeur par exemple, ce terme désigne toute personne …

Conditions particulières de travail

Salarié

Le salarié se définit comme une personne physique liée à un employeur par la conclusion d’un contrat de travail et par une relation de subordination …

Salaire, primes et indemnités

Rappel de salaire

Le rappel de salaire correspond aux éléments de salaire intégrés à des bulletins de paie postérieurs à la période de travail correspondante. Après application …

Salaire, primes et indemnités

Prime d'assiduité

La prime d’assiduité a pour objet de récompenser la stabilité des salariés dans l’entreprise, et de les inciter à ne pas s’absenter. Elle n’est pas la …

Embauche et contrat de travail

Employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM)

Les employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM) sont des catégories de salariés dont le statut est équivalent à celui des ouvriers ou à un niveau …

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