Agissements sexistes et licenciement : l’obligation de sécurité de l’employeur supplante sa tolérance antérieure

Publié le 26/08/2024 à 17:00
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Temps de lecture : 3 min

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Attention

La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.

Les agissements sexistes sont formellement prohibés par le Code du travail depuis 2015. Par un arrêt fondateur, la Cour de cassation a affirmé que de tels agissements pouvaient justifier le prononcé d’un licenciement disciplinaire, et ce, même si l’employeur avait laissé perdurer la situation par son indulgence.

Agissements sexistes : une prohibition dépourvue de sanction explicite

Le Code du travail proscrit expressément les agissements sexistes afin de combattre le sexisme ordinaire dans les entreprises.

Aussi, pour être qualifié de sexiste, l’agissement pointé doit être lié au sexe d'une personne et avoir pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant.

Dans les faits, les agissements sexistes peuvent se manifester Ă  travers :

  • des remarques et des blagues sexistes ;

  • la police des codes sociaux du sexe (ex : critiquer une femme parce qu’elle n’est pas « fĂ©minine ») ;

  • des interpellations familières (ex : s’adresser Ă  une femme en employant des termes tels que « ma petite », « ma mignonne », « ma belle », « ma chĂ©rie »).

Seulement, force est de constater qu’aucune sanction ne complète cette prohibition explicite, tant à l’endroit de l’employeur qu’à celui de son auteur.

Ce silence a été récemment rompu par la Cour de cassation qui, pour la première fois, a été appelée à s’exprimer sur le cas d’un salarié licencié en raison de ses agissements sexistes envers deux de ses collègues.

Notez le

Le règlement intérieur des entreprises, obligatoire pour celles justifiant d’un effectif d’au moins 50 salariés sur 12 mois consécutifs, doit rappeler les dispositions relatives aux agissements sexistes prévues par le Code du travail. Par ailleurs, la désignation d’un référent harcèlement sexuel et agissements sexistes est rendue obligatoire dans les entreprises d’au moins 250 salariés.

Agissements sexistes : constitutifs d’une cause réelle et sérieuse de licenciement

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