Les articles par Aurore Joly-Aulon

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Juriste spécialisée en droit de la protection sociale, Aurore a rapidement pris la responsabilité d’un service juridique au sein du Groupe CRIT. En charge des contentieux liés aux accidents du travail et maladies professionnelles, elle collabore avec Les Editions TISSOT depuis plusieurs mois sur le thème de la Santé et Sécurité au Travail.

  • Le contradictoire a une frontière invisible mais infranchissable : celle du secret mĂ©dical. La Cour de cassation en apporte une nouvelle illustration. Le dĂ©faut d’envoi du questionnaire mĂ©dical par le mĂ©decin-conseil n’affecte pas l’opposabilitĂ© d’une dĂ©cision de prise en charge d’une rechute. Seules les irrĂ©gularitĂ©s imputables Ă  la caisse peuvent ĂŞtre sanctionnĂ©es.

  • Aucune irrĂ©gularitĂ© commise devant la commission mĂ©dicale de recours amiable ne saurait affecter l’opposabilitĂ© d’une dĂ©cision attributive d’un taux d’IPP Ă  l’employeur. MĂŞme lorsque la commission statue sans avoir examinĂ© ses observations. Une solution dĂ©sormais constante, qui interroge l’utilitĂ© et la cohĂ©rence d’un recours prĂ©sentĂ© comme « amiable » mais dĂ©pourvu de toute portĂ©e juridique effective.

  • La reconnaissance d’une maladie professionnelle par la CPAM ne suffit pas, Ă  elle seule, Ă  ouvrir le rĂ©gime protecteur de l’inaptitude d’origine professionnelle selon la chambre sociale de la Cour de cassation.

  • Un dĂ©cès peut ĂŞtre pris en charge au titre de la lĂ©gislation professionnelle. Faut-il pour cela qu’un certificat mĂ©dical soit produit ? Pas nĂ©cessairement.

  • Par un avis très attendu du 27 novembre 2025, la Cour de cassation vient fermer une brèche ouverte par le revirement du 20 janvier 2023 en matière de dĂ©ficit fonctionnel permanent. Si ce dernier a profondĂ©ment renouvelĂ© l’indemnisation des victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles, il ne saurait toutefois justifier la remise en cause de dĂ©cisions devenues irrĂ©vocables.Â