Temps partiel thérapeutique : neutralisé pour le calcul de l’indemnité de licenciement doublée
Attention
La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.
Les périodes de travail en temps partiel thérapeutique doivent être neutralisées pour le calcul de l’indemnité de licenciement. Ce raisonnement, posé depuis peu par la Cour de cassation, vient d’être étendu au calcul de l’indemnité de licenciement doublée, destinée à certaines catégories de salariés.
Temps partiel thérapeutique : neutralisé pour déterminer le salaire de référence de l’indemnité de licenciement…
L’employeur procĂ©dant au licenciement d’un salariĂ© inapte doit verser Ă ce dernier une indemnitĂ© de licenciement doublĂ©e si :Â
- l’inaptitude du salarié est d’origine professionnelle, c’est-à -dire consécutive, au moins partiellement, à un accident du travail ou à une maladie professionnelle ;
- le salarié n’a pas refusé une offre de reclassement de manière abusive ;
- les dispositions conventionnelles applicables Ă l’employeur ne prĂ©voient pas le versement d’une indemnitĂ© plus Ă©levĂ©e.Â
Ce montant, qui correspond donc au double de l’indemnitĂ© lĂ©gale de licenciement, se calcule sur la mĂŞme base, Ă savoir :Â
- 1/4​ x salaire de référence x ancienneté jusqu'à 10 ans ;
- 1/3​ x salaire de référence x ancienneté au-delà de 10 ans.
Seulement, une nuance existe bel et bien s’agissant de la dĂ©termination du salaire de rĂ©fĂ©rence Ă retenir.Â
En effet, dans ce cadre précis, le salaire à prendre en considération correspond au salaire moyen que le salarié aurait perçu au cours des 3 derniers mois s’il avait continué à travailler au poste qu'il occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Notez le
Le salariĂ© licenciĂ© dans cette circonstance bĂ©nĂ©ficie Ă©galement d’une indemnitĂ© compensatrice d'un montant Ă©gal Ă celui de l'indemnitĂ© compensatrice de prĂ©avis, calculĂ©e Ă partir de ce mĂŞme salaire de rĂ©fĂ©rence.Â
L’apprĂ©ciation de ce salaire de rĂ©fĂ©rence peut parfois soulever des difficultĂ©s pratiques et faire surgir un risque discrimination fondĂ©e sur l’état de santĂ© du salariĂ©. Ce qui est prĂ©cisĂ©ment le cas lorsque ce dernier a Ă©tĂ© successivement placĂ© en arrĂŞt maladie puis en temps partiel thĂ©rapeutique et a subi, de ce fait, une baisse notable de sa rĂ©munĂ©ration.Â
En juin 2024, la Cour de cassation a néanmoins formulé une précision déterminante pour le calcul de l’indemnité légale ou conventionnelle de licenciement. Depuis lors, elle considère que :
- si le salarié travaille selon un temps partiel thérapeutique au jour de son licenciement ;
- alors le salaire de référence à prendre en considération est, selon la formule la plus avantageuse, celle des 12 ou des 3 derniers mois précédant son temps partiel thérapeutique et, le cas échéant, l'arrêt de travail pour maladie l'ayant précédé.
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