Mise en place du CSE : la conclusion d’un accord d’entreprise n’est pas une obligation !
Attention
La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.
Accord d’entreprise sur le CSE : le caractère facultatif trop souvent oublié
Une des grandes nouveautés apportées par les ordonnances Macron à l’occasion de la création du comité social et économique (CSE) réside dans les possibilités d’adaptations par accord du fonctionnement des relations sociales dans l’entreprise.
Ainsi, sauf un tout petit nombre de mesures pour lesquelles la loi impose un strict respect (ce qu’on appelle les règles d’ordre public), tout le reste peut donner lieu à aménagements. Une souplesse bienvenue parfois pour rendre le fonctionnement du CSE plus efficace compte tenu des particularités propres à l’entreprise.
Cet aménagement du cadre de fonctionnement du CSE n’est possible qu’avec la conclusion d’un accord d’entreprise entre l’employeur et les partenaires sociaux. A savoir les délégués syndicaux (ou, à défaut de délégué syndical dans l’entreprise, les élus du CSE). Pas d’aménagement unilatéral.
Accord d’entreprise sur le CSE : un équilibre global des accords à rechercher
Comme la conclusion d’un accord d’entreprise se révèle être facultative et ne prive pas les élus des droits prévus par la loi à titre supplétif, il n’est opportun côté salariés de signer cet accord que s’il se révèle au moins équilibré dans son contenu.
Cela va contraindre les négociateurs de cet accord à vérifier point par point le contenu de l’accord proposé par l’employeur. Avec pour chaque point la nécessité de déterminer si la règle énoncée se révèle plus ou moins favorable que celle prévue sur le même thème par la loi à titre supplétif.
En notant qu’en présence de délégués syndicaux dans l’entreprise, le projet d’accord d’entreprise n’a pas à donner lieu en amont de sa signature à une consultation des élus du CE ou de la DUP ou du CSE.
Vous souhaitez des exemples de points à négocier ? Les Editions Tissot vous proposent un livre blanc sur les sujets clés et idées reçues du passage CE-CSE, qui contient une partie dédiée aux possibilités de négociation dont disposent les élus pour conserver certains droits ou en obtenir de nouveaux.
Expert en droit du travail et relations sociales, www.didrh.fr
Auteur des documentations SOCIAL BATIMENT, SOCIAL TRAVAUX PUBLICS et RESPONSABLE ET GESTIONNAIRE PAIE BTP pour les Editions Tissot. Formateur en droit du travail auprès des entreprises et des …
- CSE : Ai-je le droit de renforcer la présence des élus suppléants aux réunions du comité ?Publié le 25 mars 2026
- Défense des salariés : la question de la semainePublié le 20 mars 2026
- Salariés mis à disposition : négocier le décompte des effectifs, c’est possiblePublié le 19 mars 2026
- Rapport d'expertise du CSE : l'absence de signature de l'expert-comptable peut entraîner sa nullité !Publié le 19 mars 2026
- CSE : Ai-je le droit de faire suspendre un projet de l’employeur en l'absence de consultation préalable ?Publié le 18 mars 2026


