L’actualité sociale de la semaine : refus de changement des conditions de travail, licenciement économique, maternité
Attention
La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.
Cette semaine, nous revenons sur trois arrêts rendus récemment par la Cour de cassation sur des thématiques variées : les conséquences d'un refus de modifier ses conditions de travail, la rédaction des offres de reclassement dans le cadre d'un licenciement économique, et enfin la maternité et la nullité du licenciement.Â
Refus de changer ses conditions de travail : l'indemnité compensatrice de préavis n'est pas due au salarié
Contrairement à la modification du contrat de travail, qui concerne un élément essentiel de la relation de travail (rémunération, qualification, durée du travail, etc.), un simple changement dans les conditions de travail ne requiert pas l’accord du salarié.Â
Attention
Il existe une exception concernant les salariés protégés, auxquels l'employeur ne peut imposer ni une modification du contrat ni un changement dans les conditions de travail.Â
Lorsqu'un salarié refuse un changement dans ses conditions de travail, l'employeur peut procéder à son licenciement. Un tel refus ne constitue toutefois pas une faute grave : le salarié a donc droit à un préavis de licenciement, ou à une indemnité compensatrice s'il ne l'exécute pas (Code du travail, art. L. 1234-5).
Notez que lorsque le licenciement fait suite au refus du salarié de modifier ses conditions de travail, l'employeur peut imposer au salarié d'exécuter son préavis dans les conditions nouvellement prévues.Â
La Cour de cassation a rappelé que le salarié qui refuse d’exécuter son préavis aux nouvelles conditions peut se voir priver de son indemnité compensatrice.
Source : Cour de cassation, chambre sociale, 23 octobre 2024, n° 22-22.917 (le refus d'une modification de ses conditions de travail rend le salarié responsable de l'inexécution du préavis qu'il refuse d'exécuter aux nouvelles conditions et le prive de l’indemnité compensatrice de préavis, même en l'absence de faute grave)
Il vous reste 68% du contenu à lire.
- CSE : Ai-je le droit de renforcer la présence des élus suppléants aux réunions du comité ?Publié le 25 mars 2026
- Défense des salariés : la question de la semainePublié le 20 mars 2026
- Salariés mis à disposition : négocier le décompte des effectifs, c’est possiblePublié le 19 mars 2026
- Rapport d'expertise du CSE : l'absence de signature de l'expert-comptable peut entraîner sa nullité !Publié le 19 mars 2026
- CSE : Ai-je le droit de faire suspendre un projet de l’employeur en l'absence de consultation préalable ?Publié le 18 mars 2026

