Clause de non-concurrence : pensez à l’indemnité de congés payés
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Attention
La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.
La clause de non-concurrence est insérée dans le contrat de travail ou résulte de l’application d’une convention collective.
Elle doit répondre à une protection des intérêts légitimes de l’entreprise.
L’objet de la clause de non-concurrence est de limiter l’activité du salarié qui quitte l’entreprise. La clause de non-concurrence interdit au salarié de travailler pour une entreprise concurrente ou d’exercer lui-même une activité concurrente.
Sa rédaction est très encadrée. Pour ne rien oublier, l’ouvrage « Modèles commentés pour la gestion du personnel » propose des modèles personnalisables.
Pour être valable, la clause de non-concurrence doit notamment prévoir une contrepartie financière versée par l’employeur :
- en une seule fois ;
- ou par des versements périodiques.
Mais avez-vous pensé aux congés payés ? En effet, la Cour de cassation vient de rappeler que la contrepartie financière ouvre droit à congés payés.
Ayant le caractère d’une indemnité compensatrice de salaire, le salarié a droit à une indemnité de congés payés calculée sur la base de cette contrepartie.
Pensez-y lors de la rédaction de la clause de non-concurrence, ainsi que lors du départ du salarié…
Isabelle Vénuat
(Cour de cassation
, chambre sociale, 23 juin 2010, n° 08–70233 : la contrepartie financière à l’obligation de non concurrence ouvre droit à congés payés)
Article publié le 2 juillet 2010
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