Station d’épuration des eaux usées : quelles mesures de prévention contre les risques biologiques ?
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Parmi les micro-organismes dangereux pour les hommes, on retrouve par exemple les virus, les parasites, les bactéries ou les moisissures et leurs composants. En particulier, les toxines qu’ils produisent. Ces micro-organismes peuvent se retrouver également dans les boues (pâteuses, sèches ou liquides) ou dans l’air ambiant sous forme d’aérosols (ou bioaérosols).
Pour protéger les salariés contre le risque biologique (parasites, bactéries, virus, moisissures et leurs composants), des mesures de prévention doivent être appliquées, le plus en amont possible, telles que la conception de la station, les équipements de protection collectifs ou individuels, les mesures d’hygiène, la formation et l’information.
La conception de station d’épuration
Lors de cette phase importante, il faut choisir les procédés de traitement et les mesures de protection collectives (comme par exemple les procédés émettant le moins de bioaérosol ou encore assurer une bonne ventilation) mais aussi tenir compte des opérations de maintenance et de nettoyage : privilégier les équipements et sols faciles à nettoyer, des trappes de visites facilitant l’entretien des réseaux hydrauliques, un accès aisé aux appareils de nettoyage, etc.
Les protections collectives
Prévoir les mesures de prévention telles que le système de ventilation générale (en complément d’un système de captage de polluant à la source) ou encore le capotage des équipements émettant des bioaérosols, en aspirant l’air pollué à l’intérieur de ce capotage afin de le rejeter à l’extérieur. Ces mesures doivent être intégrées, le plus en amont possible, lors de la conception de l’installation.
Les protections individuelles
Les équipements de protection individuelle (EPI), tels que des lunettes-masques, des appareils de protection respiratoire (demi-masques jetables FFP 2, filtre anti-gaz, masques complets, etc.), des gants étanches, etc. doivent être mis à disposition par l’employeur, au même titre que les vêtements de travail. Ces équipements doivent être choisis en fonction des risques encourus par les salariés et, adaptés, entretenus régulièrement et stockés dans un endroit propre et sec. Les équipements de protection individuelle viennent compléter les mesures de prévention collectives.
Les EPI doivent faire l’objet de vérifications régulières de leur bon état. Pour savoir quelles sont les obligations en la matière, les Editions Tissot vous proposent un schéma extrait de leur documentation « Schémas commentés en Santé et Sécurité au travail ».
Les mesures d’hygiène
Les mesures d’hygiène permettent de limiter la contamination du personnel. Ces mesures doivent être simples, connues et appliquées par le personnel. Ces mesures sont les suivantes :
- éviter de porter ses mains à la bouche, au nez, aux oreilles et aux yeux ;
- utiliser uniquement des mouchoirs jetables ;
- éviter de porter des objets à la bouche ;
- couvrir toutes les plaies ;
- se laver ses mains avec du savon : avant de manger, boire et fumer, avant et après d’être allé aux toilettes, après avoir nettoyé les EPI réutilisables, après avoir ôté sa tenue de travail et ses gants ;
- se doucher avant de quitter son lieu de travail.
Ainsi, les vêtements portés sur le lieu de travail ne doivent jamais être amenés au domicile du salarié, afin d’éviter une contamination des membres de la famille. Une armoire comprenant deux compartiments ou deux armoires doivent être à disposition des salariés.
La formation et l’information des salariés
Le personnel doit être informé et formé sur les risques encourus pendant l’activité de travail, ainsi que sur les mesures de protection (telles que la ventilation, les EPI, etc.), les consignes de sécurité, les conduites à tenir en cas d’accident, les mesures d’hygiène. Les documents d’information doivent être affichés de manière visible.
D’autres mesures de prévention en fonction de chaque étape de l’épuration, peuvent être mises en place, comme par exemple : capoter les vis ou les pompes situées dans des postes de relèvement ; utiliser un circuit fermé (raccord pompier) ou, à défaut, des canalisations plongées dans la fosse de vidange pendant le dépotage, etc.
Référence : Station d’épuration des eaux usées, prévention des risques biologiques – ED 6152, avril 2013 de l’Institut National de Recherche et de Sécurité.
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