RPS : le rĂ´le fondamental de la cellule pluridisciplinaire

Publié le 28/11/2018 à 07:30·Modifié le 13/05/2019 à 15:20
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Temps de lecture : 4 min

Attention

La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.

Que l’on soit manager ou salarié, chacun doit pouvoir contacter au sein de son entreprise les acteurs intervenant dans le champ de la prévention des risques psychosociaux (RPS) dès lors qu’il s’estime en souffrance au travail ou que des risques pour sa santé sont avérés.

Le rĂ´le de la cellule pluridisciplinaire

Une cellule pluridisciplinaire peut être instaurée dans l’entreprise, afin, en premier lieu, d’écouter et de prendre en compte les problématiques de souffrance au travail. Elle doit ensuite apporter des réponses institutionnelles aux situations de souffrance au travail exprimées, individuelles ou collectives. Elle doit, en parallèle, suivre les indicateurs RPS internes (absentéisme, turn-over, conflits, violence, sollicitations visites médecine du travail, etc.) et enfin, tirer des enseignements des situations de souffrance individuelles pour déployer des actions de prévention.

Chacun des participants au dispositif est astreint à un engagement de confidentialité sur les travaux de la cellule. Seules les informations nécessaires à la compréhension de la situation de la personne sont partagées.

Les acteurs de la cellule pluridisciplinaire et leur mission

La cellule sera composée de personnalités diverses ayant chacune un rôle bien défini :

  • le chef d’entreprise ou son reprĂ©sentant : il dĂ©cide de l’activation de la cellule pluridisciplinaire pour Ă©valuer une situation conflictuelle afin d’appliquer les mesures de prĂ©caution et mettre fin aux agissements dĂ©noncĂ©s ;
  • le responsable des ressources humaines : il participe Ă  l’écoute du ressenti et des allĂ©gations du personnel concernĂ©. Il donne des conseils sur les suites et consĂ©quences possibles. Il est un des acteurs essentiels Ă  la recherche de solutions appropriĂ©es et Ă  leur mise en place d’un point de vue administratif ;
  • le service de santĂ© au travail : il participe aux actions d’évaluation et de maĂ®trise des risques professionnels, dont font partie les RPS, mises en Ĺ“uvre par le chef d’entreprise. Il contribue Ă  faire cesser le plus rapidement possible toute situation de RPS dont il a connaissance dans le cadre de son activitĂ© mĂ©dicale quotidienne. Il alerte ou propose des mesures visant Ă  faire retirer le personnel en souffrance morale. Il alerte les interlocuteurs (chefs d’entreprise ou chef de service) ayant autoritĂ© pour faire cesser la situation de RPS. Il apporte des informations anonymes et collectives concernant les rĂ©percussions des conditions de travail sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© au travail. Il peut orienter la victime vers un mĂ©decin traitant ou spĂ©cialiste afin d’assurer sa totale prise en charge. Enfin, il participe Ă  la recherche et Ă  la mise en Ĺ“uvre des actions visant Ă  remĂ©dier Ă  la dĂ©gradation des conditions de travail, notamment dans le domaine de la souffrance morale au travail ;
  • l’assistant social du personnel et/ou le psychologue du travail : acteur privilĂ©giĂ© dans la phase de prĂ©vention des RPS, il participe activement Ă  la concertation. Il informe et conseille toute personne reçue en entretien des modalitĂ©s et de la dĂ©marche de rĂ©gulation d’un RPS ainsi que des consĂ©quences possibles d’une telle initiative. Il peut Ă©valuer si l’origine des troubles rencontrĂ©s sur le lieu de travail est liĂ©e Ă  la situation personnelle. Il peut aider, Ă  sa demande, la personne, pour effectuer les dĂ©marches auprès des autoritĂ©s compĂ©tentes. Il alerte le chef d’entreprise, de manière non nominative, d’une situation dĂ©gradĂ©e au sein d’un service qui pourrait relever d’une situation de RPS. Il participe Ă  la recherche et Ă  la mise en Ĺ“uvre des actions collectives adaptĂ©es aux problĂ©matiques identifiĂ©es. Il peut apporter des informations anonymes et collectives sans dĂ©roger au secret professionnel. Il met en Ĺ“uvre, dès que la situation le justifie, un dispositif de secours mĂ©dico-social au profit du personnel concernĂ© ;
  • le rĂ©fĂ©rent RPS, mixitĂ© : il propose des mesures concrètes permettant de rĂ©duire les risques susceptibles d’engendrer un trouble psychosocial chez le personnel. Il coordonne les actions en Ă©troite collaboration avec l’encadrement, le service social, le mĂ©decin de prĂ©vention, etc.

Quand la réunir ?

Elle doit être réunie à titre préventif au moins une fois par an sur demande du chef d’entreprise et autant de fois que de besoin au long de l’année.

La procédure d’alerte s’active dès lors qu’une situation de RPS est repérée par l’un des acteurs de la prévention ou bien qu’un personnel se plaint de RPS. Toutes les entreprises devraient avoir une procédure d’accueil et de prise en charge des salariés en détresse psychologique. C’est un pilier de la prévention. Pour agir avant que les choses dégénèrent et pour prouver aux salariés à quel point le sujet est pris au sérieux.

Pour instaurer une démarche collective dans votre entreprise afin d'identifier, de comprendre et de prévenir les risques psychosociaux, les Editions Tissot vous conseillent leur documentation « Risques psychosociaux ».

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