La reconnaissance d'un accident du travail : le nouveau dossier des Editions Tissot
Attention
La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.
Selon le dernier rapport annuel de l’Assurance maladie sur la sinistralité, plus d’un demi-million d’accidents du travail ont été déclarés, en France, au cours de l’année 2022. Cette donnée, incontestablement alarmante, révèle que de nombreuses entreprises demeurent exposées à leur survenance. Pour aider ces dernières à mieux appréhender la reconnaissance d’un accident du travail, les Editions Tissot vous proposent un nouveau dossier thématique. Retrouvez un extrait dans la suite de cet article.
Accidents du travail : l’importance de maîtriser leur procédure de reconnaissance
Les accidents du travail ont un impact considérable sur la santé des salariés et sur la santé financière des entreprises.
En effet, plus il y a d’accidents, plus l’entreprise, si elle compte au moins 20 salariés, paie des cotisations élevées à l’URSSAF.
S’il est crucial de mettre en place des politiques de sécurité efficaces et de fournir une formation adéquate aux salariés, il est également essentiel de maîtriser la procédure de reconnaissance des accidents de travail afin de collaborer activement avec la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) et d’éviter les reconnaissances d’accident de travail non légitimes.
Reconnaissance d'un accident du travail : extrait relatif aux obligations de l’employeur en cas d’accident du travail mortel
Lorsqu'un salarié est victime d'un accident du travail ayant entraîné son décès, l'employeur doit informer l'agent de contrôle de l'inspection du travail immédiatement et au plus tard dans les 12 heures qui suivent le décès.
Le point de départ de ce délai peut être décalé et ne commencer à courir qu’à compter du moment où l'employeur a eu connaissance du décès du travailleur.
Cette information est communiquée par tout moyen permettant de conférer date certaine à cet envoi, et doit comporter les éléments suivants :
le nom ou la raison sociale ainsi que les adresses postale et électronique, les coordonnées téléphoniques de l'entreprise ou de l'établissement qui emploie le travailleur au moment de l'accident ;
le cas échéant, le nom ou la raison sociale ainsi que les adresses postale et électronique, les coordonnées téléphoniques de l'entreprise ou de l'établissement dans lequel l'accident s'est produit si celui-ci est différent de l'entreprise ou établissement employeur ;
les nom, prénom, date de naissance de la victime ;
les date, heure, lieu et circonstances de l'accident ;
l'identité et les coordonnées des témoins, le cas échéant.
Cette obligation d’information est assortie d’une amende prévue pour les contraventions de 5ème classe.
Conseil
Eu égard à ce court délai, il convient de privilégier l’envoi d’un courriel à l’inspection du travail en joignant une copie de la déclaration d’accident du travail puisqu’elle regroupe quasiment toutes les informations demandées.
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