Se protéger contre les poussières sur les chantiers

Publié le 03/02/2017 à 15:53·Modifié le 11/07/2017 à 18:28
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Temps de lecture : 4 min

Attention

La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.

Les salariés travaillant sur les chantiers de démolition sont exposés à différents types de poussières, comme par exemple : le plomb, la poussière de bois, la silice cristalline, les fibres d’amiante, etc. Ces poussières peuvent avoir des effets différents sur la santé des salariés, en fonction de leur nature.

Le Code du travail stipule que l’employeur doit mettre en œuvre des mesures de prévention issues de la déclinaison des principes généraux après avoir évalué les risques encourus par les salariés. Pour ce qui concerne les poussières, il faut prendre en compte leur dangerosité et les niveaux d’exposition attendus. La réglementation prévoit également des limites de concentration à ne pas dépasser, sur une période de référence déterminée dans l’atmosphère des lieux de travail, pour certains agents chimiques.

Vous pouvez mettre en place différentes mesures de prévention : ventilation, traitement des poussières par voie humide, appareils de protection respiratoire mais aussi information et formation des salariés.

Ventilation

Deux types de ventilation peuvent être mises en œuvre afin de réduire les expositions aux poussières :

  • le captage Ă  la source, qui consiste Ă  aspirer les poussières au plus près de leur point d’émission. Il peut s’agir par exemple d’un outil portatif conçu pour aspirer les poussières et reliĂ© Ă  un aspirateur de chantier (scie circulaire utilisĂ©e pour la dĂ©coupe des panneaux de particules) ;
  • une ventilation gĂ©nĂ©rale qui consiste Ă  diluer la pollution rĂ©siduelle par balayage au moyen d’une extraction mĂ©canique d’air avec rejet de celle-ci Ă  l’extĂ©rieur. Ce type de ventilation vient en complĂ©ment d’autres mesures, comme par exemple, le choix de mĂ©thodes de travail ou le captage Ă  la source.

Traitement des poussières par voie humide

Le choix du dispositif dépend de la tâche réalisée ou de l’environnement (intérieur ou extérieur, risque de dégradation, etc.).

Le traitement peut consister par exemple en une brumisation légère (projection d’un mélange d’air et d’eau sous forme de fines goulettes). Des appareils mobiles et légers existent et peuvent être utilisés en intérieur ou extérieur en l’absence de vent. Vous pouvez également opter pour un arrosage simple, qui consiste à n’utiliser que de l’eau, sous pression ou non. Ce système comporte des avantages car il reste efficace en cas de vent, n’utilise pas d’électricité et permet l’humidification efficace et rapide de stock de gravats. Cependant, il présente également quelques inconvénients : un ruissellement d’eau chargée dont il faudra se préoccuper, une consommation d’eau importante, un traitement peu efficace des particules fines notamment. D’autres dispositifs par voie humide tels que la brumisation lourde ou la saturation humide peuvent également être retenus.

Appareils de protection respiratoire (APR)

Il faut s’assurer que les protections collectives ont été mises en place (ventilation et traitement des poussières) avant de recourir au choix d’un APR. Cet équipement doit être choisi en fonction de l’évaluation des risques réalisée.

Les APR utilisés seront à minima de type demi-masque avec filtre P2 ou P3 ou demi-masque filtrant à usage unique de type FFP2 ou FFP3, de préférence équipés d’une soupape d’expiration. Ces moyens de protection sont adaptés surtout pour un port de courte durée (inférieur à 1 heure environ).

Pour des durées plus longues, privilégiez des APR à ventilation assistée (demi-masque à ventilation assistée TM2P) ou cagoules à ventilation assistée (TH3P ou TH2P). Il est conseillé d’impliquer les salariés dans le choix, en les laissant essayer différents modèles correspondant au niveau de performance défini.

Les APR doivent être stockés à l’abri de toute source de pollution et être renouvelés aussi souvent que nécessaire. Les salariés doivent être formés au port et à l’entretien de ces équipements.

Information et formation des salariés

L’employeur doit établir pour chaque poste ou situation de travail exposant à des risques (amiante, plomb, poussière de bois, etc.), une notice destinée à informer chaque salarié concerné des risques auxquels il peut être exposé et les moyens de prévention mis en place pour les éviter. Ainsi que des actions de formation sur les risques liés aux poussières sur les chantiers.

D’autres mesures peuvent être mises en œuvre, telles que l’hygiène et la base vie et le suivi médical des salariés.

Références : ED 6263 – Poussières, guide de bonnes pratiques en démolition – janvier 2017 INRS (Institut National de Recherche en Sécurité).

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