Inaptitude : la dispense de reclassement peut être contestée par le salarié
Attention
La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.
L’avis d’inaptitude émis par le médecin du travail peut être contesté par le salarié devant le juge prud’homal. Dans un arrêt inédit, la Cour de cassation a précisé que ce droit à agir n’était aucunement neutralisé lorsque l’action du salarié était dirigée contre la mention dispensant l’employeur de son obligation de reclassement.
Avis et mesures émis par le médecin du travail : rappel des conditions de contestation
Dès lors qu’ils reposent sur des éléments de nature médicale, les avis, propositions, conclusions écrites ou indications émis par le médecin du travail sont susceptibles d’être contestés, par le salarié, devant le juge prud’homal.
Se retrouvent donc susceptibles de recours :
les avis d’inaptitude ;
les avis d’aptitude à destination des salariés bénéficiant d’un suivi médical renforcé ;
les propositions de mesures individuelles d'aménagement, d'adaptation ou de transformation du poste de travail ;
les propositions de mesures d'aménagement du temps de travail.
S’il entend introduire une action en justice, le salarié doit alors saisir le conseil de prud’hommes selon la procédure dite « accélérée au fond ». C’est-à -dire dans un délai de 15 jours.
Important
Le délai commence à courir à compter de la date de réception de l’acte contesté.
Une fois saisie, il appartiendra à la juridiction prud’homale de statuer dans un délai une fois encore réduit.
Sa décision se substituera aux avis, propositions, conclusions écrites ou indications émis initialement par le médecin du travail et pourra faire l’objet d’un appel dans un délai de 15 jours.
Avis d’inaptitude : la mention dispensant l’employeur de son obligation de reclassement est contestable
A travers une récente décision, la Cour de cassation a apporté une précision tout à fait bienvenue sur l’étendue des actes du médecin du travail pouvant faire l’objet d’un recours prud’homal.
En l’espèce, une salariée avait été déclarée inapte au terme d’un arrêt maladie de plusieurs mois.
Il vous reste 43% du contenu Ă lire.
- Violences sexistes et sexuelles au travail : une proposition de loi entend renforcer les obligations de l’employeurPublié le 24 mars 2026
- Culpabiliser n’est pas aussi efficace que responsabiliserPublié le 11 mars 2026
- Endométriose : des pistes d’action pour améliorer sa prise en compte en entreprisePublié le 6 mars 2026
- Parents d’enfants gravement malades ou handicapés : les droits des salariés bientôt renforcésPublié le 5 mars 2026
- Ouverture du passeport de prévention : rendez-vous le 16 mars pour les employeursPublié le 27 février 2026


