Harcèlement moral et rupture conventionnelle : sont-ils compatibles ?

Sous rĂ©serve que le consentement du salariĂ© ne soit pas viciĂ©, la conclusion d’une rupture conventionnelle est envisageable. Mais qu’en est-il lorsque celle-ci intervient dans un contexte de harcèlement moral ?Â
Rupture conventionnelle : elle nécessite un consentement libre et éclairé
La rupture conventionnelle est un mode de rupture amiable du contrat de travail Ă durĂ©e indĂ©terminĂ©e (CDI).Â
Elle nécessite donc un accord commun entre le salarié et l’employeur, qui soit exempt de vice du consentement (ex : violence, erreur, dol). A défaut, la convention de rupture sera annulée.
Notez le
Une rupture conventionnelle ne peut pas être conclue avec un apprenti ou un salarié en CDD.
La rupture conventionnelle est soumise à l’homologation ou à l’autorisation de l’Inspection du travail, qui doit notamment vérifier qu’elle n’a été imposée à aucune des parties.
La jurisprudence admet, sous réserve de l’existence d’un vice du consentement, le recours à la rupture conventionnelle dans les cas suivants :
avec un salarié victime d’un accident du travail ;
avec un salarié déclaré inapte ;
avec une salariée en congé maternité ;
avec un salarié avec qu’il existe un différend ;
difficultés économiques rencontrées par l’entreprise.
Mais qu’en est-il lorsqu’une rupture conventionnelle a été conclue dans un contexte de harcèlement moral ?
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