Amiante : bien choisir ses équipements de protection respiratoire (APR)

Publié le 11/03/2015 à 07:02·Modifié le 11/07/2017 à 18:26
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Temps de lecture : 4 min

Attention

La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.

Le port d’appareils de protection respiratoire s’impose lors de toute opération comportant un risque d’exposition à l’amiante. Leur choix doit s’effectuer selon le niveau d’empoussièrement et en fonction de l’évaluation des risques. Quelles sont les exigences réglementaires à respecter ? Comment choisir un APR ? Revue de détail.

Tout salarié effectuant des travaux de retrait ou d’encapsulage d’amiante ou des interventions sur des matériaux, équipements, matériels et articles en contenant ou pouvant provoquer l’émission de fibres, doit être équipé d’EPI spécifiques dès lors que le niveau d’empoussièrement est supérieur au seuil de 5 fibres par litre.

Parmi ces équipements, les appareils de protection respiratoire (APR), dont le choix doit s’effectuer selon les exigences posées par arrêté, mais aussi en fonction de la pénibilité de la tâche à effectuer et de la durée d’exposition. L’APR choisi doit être adapté à l’évaluation des risques établie par l’employeur.

Les différentes catégories d’équipements

Le choix des appareils de protection respiratoire s’effectue selon les critères fixés par l’arrêté du 7 mars 2013, en fonction du niveau d’empoussièrement (1, 2 ou 3). Deux grandes catégories d’APR existent : les appareils filtrants anti-poussières qui procèdent à l’épuration des polluants contenus dans l’air au moyen de filtres et, les appareils isolants alimentés en air respirable à partir d’une source non polluée.

Les premiers dont l’utilisation est limitée à un empoussièrement de niveau 1, peuvent être utilisés pour répondre à différentes situations d’exposition à l’amiante. Ils comportent, par ordre de niveau de protection croissant :

  • le demi-masque ?ltrant FFP3 ; il s’agit d’un appareil jetable Ă  usage unique dont le facteur de protection en situation de travail est estimĂ© Ă  10. Ce type d’appareil souple peut subir des dĂ©formations et ne permet pas toujours un ajustement correct. Son port est limitĂ© Ă  des opĂ©rations dont la durĂ©e d’exposition n’excède pas 15 minutes ;
  • le demi-masque Ă©quipĂ© de ?ltres Ă  particules P3 : plus facile Ă  ajuster que le prĂ©cĂ©dent, son facteur de protection est estimĂ© Ă  10, voire 20 pour les demi-masques Ă  ventilation assistĂ©e TM2 P. En fonction du marquage R (rĂ©utilisable) ou NR (non rĂ©utilisable), le remplacement des ?ltres doit ĂŞtre effectuĂ© après chaque usage ou après plusieurs utilisations, s’il est muni d’un opercule d’obturation et qu’il n’a Ă©tĂ© ni mouillĂ©, ni colmaté ;
  • le masque complet Ă©quipĂ© de ?ltres de classe P3, dont le facteur de protection est de 30. Lorsque ce masque est dotĂ© d’un système Ă  ventilation assistĂ©e TM3 P, plus adaptĂ© Ă  des travaux de longue durĂ©e et pĂ©nibles, l’indice de protection est toutefois estimĂ© Ă  60. Ses ?ltres doivent ĂŞtre remplacĂ©s après chaque vacation ;
  • un masque filtrant Ă  ventilation assistĂ©e TH 3P avec cagoule ou casque (extraction de l’air au travers des ?ltres et propulsé ?ltrĂ© vers la cagoule). Son facteur de protection est estimĂ© Ă  40. Les ?ltres doivent ĂŞtre remplacĂ©s après chaque vacation.

La 2e catégorie d’appareils de protection respiratoire dont l’utilisation est admise pour un niveau d’empoussièrement de niveau 2 ou 3, selon l’évaluation des risques de l’entreprise, regroupe :

  • les appareils isolants Ă  adduction d’air comprimĂ© respirable Ă  dĂ©bit continu de classe 4 assurant un dĂ©bit minimum de 300 litres/minutes, avec masque complet ;
  • les appareils isolants Ă  adduction d’air comprimĂ© respirable Ă  la demande Ă  pression positive avec masque complet, permettant d’atteindre un dĂ©bit supĂ©rieur Ă  300 litres/minutes.Editions Tissot

Les vérifications qui s’imposent

Une vérification de l’état général de l’APR, de son bon fonctionnement et de son maintien en conformité doit être réalisée après toute intervention sur l’équipement ou tout événement susceptible d’altérer son efficacité, au minimum, tous les 12 mois. Ce contrôle doit porter à la fois sur l’état général de l’appareil et sur son bon fonctionnement. Après chaque utilisation, les APR doivent être en outre décontaminés. Ces vérifications sont réalisées sous la responsabilité de l’employeur, conformément aux notices d’instructions du fabricant. Les dates et la fréquence de changement des filtres des APR doivent enfin être consignées dans le registre de sécurité.

N’hésitez-pas à vérifier avant chaque intervention que les APR utilisés sont étanches et adaptés aux conditions de l’opération mais aussi à la morphologie des salariés, en réalisant des tests.

Pour toutes vos questions liées à l’amiante et aux équipements de protection individuelle obligatoires, les Editions Tissot vous conseillent leur documentation « Sécurité des chantiers du BTP – guide illustré ».

Florence Labbé

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