UES : l’accord relatif à sa reconnaissance et à la révision de son périmètre ne doit pas être assimilé à un accord interentreprises

Publié le 14/03/2024 à 10:52
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Temps de lecture : 4 min

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Attention

La réglementation a pu évoluer depuis la publication de cet article. Pensez à vérifier les textes en vigueur.

Des entreprises juridiquement distinctes peuvent être amenées à se réunir afin de négocier et d’instituer, conjointement, des accords collectifs ainsi que des représentants du personnel. L’UES a, pendant longtemps, symbolisé ce processus de regroupement. Mais depuis 2016, elle est concurrencée par une autre notion, l’interentreprises. Et face aux doutes naissant quant à leur articulation, la Cour de cassation a dû procéder à une mise au point.

UES : un sujet de négociation faiblement encadré par la loi

L’unité économique et sociale (UES) se présente comme un niveau de représentation et de négociation spécifique.

Et pour cause, elle permet d’unifier des entreprises qui, bien que distinctes sur le plan juridique, présentent des liens sensiblement étroits (activités complémentaires, concentration des pouvoirs de direction, homogénéité du personnel).

Cette opération de regroupement va donc activer, lorsque les entreprises concernées réunissent au moins 11 salariés, l’obligation de mettre en place un comité social et économique (CSE) commun.

Parallèlement à l’hypothèse d’une reconnaissance judiciaire, l’UES peut être instituée par le biais d’un accord collectif.

Dès lors, si l’entreprise s’engage dans cette voie, elle pourra l’envisager à travers :

  • un accord d’entreprise majoritaire ;
  • en l'absence d'un tel accord et en l'absence de DS, un accord entre les entreprises et la majoritĂ© des Ă©lus titulaires au CSE ;
  • en l’absence d’accord, une dĂ©cision unilatĂ©rale adoptĂ©e par un employeur mandatĂ© par les autres.

Appelée, sur ce sujet, à combler les insuffisances du législateur, la Cour de cassation a précisé :

  • d’une part, que toutes les organisations syndicales reprĂ©sentatives au sein de ces entitĂ©s devaient ĂŞtre invitĂ©es Ă  la nĂ©gociation portant sur la reconnaissance d’une UES ;
  • d’autre part, que la reconnaissance ou la modification conventionnelle d'une UES relevait d’un accord collectif signĂ© par les syndicats reprĂ©sentatifs au sein des entitĂ©s faisant partie de cette UES.

Mais depuis lors, la législation a évolué. Et face à la consécration de la notion d’accord interentreprises, une interrogation s’est légitimement présentée : la Cour de cassation devait-elle revoir sa position et assimiler les accords portant sur l’UES à un accord interentreprises ?

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