ArrĂȘt de la Cour de cassation, chambre sociale, 10 septembre 2025, n° 23-22.732
Le 10 septembre 2025, la chambre sociale de la Cour de cassation a rendu un arrĂȘt important concernant le droit du travail, particuliĂšrement sur la gestion des congĂ©s payĂ©s et des arrĂȘts maladie coĂŻncidant avec ces congĂ©s. Cet arrĂȘt prĂ©cise lâapplication du droit europĂ©en au droit français, et clarifie des points essentiels sur la protection des salariĂ©s en arrĂȘt maladie pendant leurs congĂ©s payĂ©s.
Le droit au report des congĂ©s payĂ©s en cas dâarrĂȘt maladie
La Cour de cassation confirme que conformĂ©ment Ă lâarticle L. 3141-3 du Code du travail, interprĂ©tĂ© Ă la lumiĂšre de lâarticle 7, paragraphe 1, de la directive europĂ©enne 2003/88/CE, un salariĂ© en arrĂȘt de travail pour maladie pendant ses congĂ©s payĂ©s a le droit de reporter les jours de congĂ© coĂŻncidant avec cette pĂ©riode d'arrĂȘt maladie.
Cette dĂ©cision sâappuie sur la jurisprudence de la Cour de justice de lâUnion europĂ©enne (CJUE) qui distingue clairement la finalitĂ© des congĂ©s payĂ©s (permettre le repos et les loisirs) de celle de lâarrĂȘt maladie, qui vise Ă la guĂ©rison du salariĂ©.
LâarrĂȘt rendu oppose ainsi la position ancienne qui considĂ©rait que les congĂ©s coĂŻncidant avec un arrĂȘt maladie ne pouvaient pas ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©s. Cette clarification protĂšge les salariĂ©s et garantit une meilleure application du droit au repos compensatoire.
Prescription de la demande en répétition de salaires indûment versés
LâarrĂȘt prĂ©cise Ă©galement que la prescription triennale prĂ©vue par lâarticle L. 3245-1 du Code du travail sâapplique Ă lâaction en rĂ©pĂ©tition de salaire payĂ© indĂ»ment au titre des congĂ©s payĂ©s. La Cour rappelle que le dĂ©lai court Ă compter du jour du paiement de lâindemnitĂ© si, Ă cette date, l'employeur Ă©tait en mesure de dĂ©celer le paiement indu et d'en demander la restitution.Â
Lâemployeur peut donc rĂ©clamer les salaires indĂ»ment versĂ©s pour les trois annĂ©es prĂ©cĂ©dant la rupture du contrat, sous rĂ©serve que la date dâexigibilitĂ© des congĂ©s soit bien respectĂ©e.
Décompte des jours de congés payés pour les salariés à temps partiel
La Cour souligne que les jours de congĂ©s payĂ©s des salariĂ©s Ă temps partiel doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s sur les six jours ouvrables de la semaine, conformĂ©ment aux articles L. 3141-3 et L. 3123-5 du Code du travail. Elle rappelle que les congĂ©s compensatoires doivent ĂȘtre posĂ©s sur des jours normalement travaillĂ©s.
Ce point vise à garantir une égalité de traitement entre salariés à temps plein et à temps partiel, en évitant une perte injustifiée de congés.
ConsĂ©quences pratiques de lâarrĂȘt
- Le salariĂ© en arrĂȘt maladie pendant ses congĂ©s payĂ©s ne perd pas ses droits et peut demander un report des jours concernĂ©s.
 - Lâemployeur doit bien gĂ©rer le dĂ©compte des congĂ©s, notamment en distinguant congĂ©s payĂ©s et congĂ©s compensatoires.
 - La prescription pour rĂ©clamer des sommes au titre de congĂ©s payĂ©s indĂ»ment versĂ©s est de trois ans Ă compter du jour du paiement de lâindemnitĂ© si, Ă cette date, l'employeur Ă©tait en mesure de dĂ©celer le paiement indu et d'en demander la restitution.
 - Le respect strict des rÚgles de décompte des jours est nécessaire pour éviter tout litige.
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En rĂ©sumĂ©, cet arrĂȘt renforce les droits des salariĂ©s malades pendant leurs congĂ©s payĂ©s et prĂ©cise les obligations des employeurs en matiĂšre de dĂ©compte et de prescription, sâalignant sur les exigences du droit europĂ©en.
TĂ©lĂ©chargez le document complet de lâarrĂȘt de la Cour de cassation, chambre sociale, du 10 septembre 2025, n° 23-22.732 pour une analyse approfondie et les textes de rĂ©fĂ©rence.
Le 10 septembre 2025, la chambre sociale de la Cour de cassation a rendu un arrĂȘt important concernant le droit du travail, particuliĂšrement sur la gestion des congĂ©s payĂ©s et des arrĂȘts maladie coĂŻncidant avec ces congĂ©s. Cet arrĂȘt prĂ©cise lâapplication du droit europĂ©en au droit français, et clarifie des points essentiels sur la protection des salariĂ©s en arrĂȘt maladie pendant leurs congĂ©s payĂ©s.
Le droit au report des congĂ©s payĂ©s en cas dâarrĂȘt maladie
La Cour de cassation confirme que conformĂ©ment Ă lâarticle L. 3141-3 du Code du travail, interprĂ©tĂ© Ă la lumiĂšre de lâarticle 7, paragraphe 1, de la directive europĂ©enne 2003/88/CE, un salariĂ© en arrĂȘt de travail pour maladie pendant ses congĂ©s payĂ©s a le droit de reporter les jours de congĂ© coĂŻncidant avec cette pĂ©riode d'arrĂȘt maladie.
Cette dĂ©cision sâappuie sur la jurisprudence de la Cour de justice de lâUnion europĂ©enne (CJUE) qui distingue clairement la finalitĂ© des congĂ©s payĂ©s (permettre le repos et les loisirs) de celle de lâarrĂȘt maladie, qui vise Ă la guĂ©rison du salariĂ©.
LâarrĂȘt rendu oppose ainsi la position ancienne qui considĂ©rait que les congĂ©s coĂŻncidant avec un arrĂȘt maladie ne pouvaient pas ĂȘtre rĂ©cupĂ©rĂ©s. Cette clarification protĂšge les salariĂ©s et garantit une meilleure application du droit au repos compensatoire.
Prescription de la demande en répétition de salaires indûment versés
LâarrĂȘt prĂ©cise Ă©galement que la prescription triennale prĂ©vue par lâarticle L. 3245-1 du Code du travail sâapplique Ă lâaction en rĂ©pĂ©tition de salaire payĂ© indĂ»ment au titre des congĂ©s payĂ©s. La Cour rappelle que le dĂ©lai court Ă compter du jour du paiement de lâindemnitĂ© si, Ă cette date, l'employeur Ă©tait en mesure de dĂ©celer le paiement indu et d'en demander la restitution.Â
Lâemployeur peut donc rĂ©clamer les salaires indĂ»ment versĂ©s pour les trois annĂ©es prĂ©cĂ©dant la rupture du contrat, sous rĂ©serve que la date dâexigibilitĂ© des congĂ©s soit bien respectĂ©e.
Décompte des jours de congés payés pour les salariés à temps partiel
La Cour souligne que les jours de congĂ©s payĂ©s des salariĂ©s Ă temps partiel doivent ĂȘtre dĂ©comptĂ©s sur les six jours ouvrables de la semaine, conformĂ©ment aux articles L. 3141-3 et L. 3123-5 du Code du travail. Elle rappelle que les congĂ©s compensatoires doivent ĂȘtre posĂ©s sur des jours normalement travaillĂ©s.
Ce point vise à garantir une égalité de traitement entre salariés à temps plein et à temps partiel, en évitant une perte injustifiée de congés.
ConsĂ©quences pratiques de lâarrĂȘt
- Le salariĂ© en arrĂȘt maladie pendant ses congĂ©s payĂ©s ne perd pas ses droits et peut demander un report des jours concernĂ©s.
 - Lâemployeur doit bien gĂ©rer le dĂ©compte des congĂ©s, notamment en distinguant congĂ©s payĂ©s et congĂ©s compensatoires.
 - La prescription pour rĂ©clamer des sommes au titre de congĂ©s payĂ©s indĂ»ment versĂ©s est de trois ans Ă compter du jour du paiement de lâindemnitĂ© si, Ă cette date, l'employeur Ă©tait en mesure de dĂ©celer le paiement indu et d'en demander la restitution.
 - Le respect strict des rÚgles de décompte des jours est nécessaire pour éviter tout litige.
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En rĂ©sumĂ©, cet arrĂȘt renforce les droits des salariĂ©s malades pendant leurs congĂ©s payĂ©s et prĂ©cise les obligations des employeurs en matiĂšre de dĂ©compte et de prescription, sâalignant sur les exigences du droit europĂ©en.
TĂ©lĂ©chargez le document complet de lâarrĂȘt de la Cour de cassation, chambre sociale, du 10 septembre 2025, n° 23-22.732 pour une analyse approfondie et les textes de rĂ©fĂ©rence.
- Maladie pendant les congĂ©s payĂ©s : le salariĂ© bĂ©nĂ©ficie bien dâun droit au report !PubliĂ© le 10 septembre 2025