Prime d’ancienneté dans la métallurgie : elle n’est pas due en cas d’absence pour maladie non rémunérée

Publié le 22/05/2025 à 09:14
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Temps de lecture : 2 min

La prime d’ancienneté est un élément de rémunération qui récompense la fidélité et l’expérience des salariés. Dans la métallurgie, elle ne peut être réduite ou supprimée en cas d’absence du salarié. Pour autant, il en va autrement lorsque ce dernier, absent pour maladie, ne bénéficie pas d’un maintien de salaire au cours de cette période. 

Prime d’ancienneté : un droit pour certains salariés

Les salariés de la métallurgie bénéficient, sous certaines conditions, d'une prime d'ancienneté s'ajoutant à leur rémunération mensuelle. 

Ce droit, actuellement consacré par l’article 142 de la convention collective de la métallurgie, préexistait avant le 1er janvier 2024, notamment au sein de la convention collective de la région parisienne. 

Variant avec l’horaire de travail, son montant est susceptible d’être augmenté lorsque le salarié effectue des heures supplémentaires. 

Seulement, les dispositions conventionnelles, actuelles et passées, ne prévoient pas que la prime puisse être réduite ou supprimée en cas d’absence du salarié. Ce qui peut interroger lorsqu’un salarié, placé en arrêt maladie, ne perçoit aucun maintien de salaire.

Rappel

Les salariés absents pour maladie peuvent, s’ils justifient d’une certaine ancienneté, bénéficier d’un maintien intégral ou partiel de leur rémunération dès le premier jour d’arrêt. 

Prime d’ancienneté : l’impact des arrêts de travail non rémunérés

La Cour de cassation a estimé, dans un arrêt rendu le 2 avril 2025, que la prime d’ancienneté n’était pas due dans cette circonstance. 

Illustration

Dans l’affaire en question, un salarié, absent deux années durant, réclamait un rappel de prime de plus de 4000 €. Ce dernier était alors couvert par la convention collective de la métallurgie de la région parisienne. 

Et pour cause, les dispositions conventionnelles, en liant le montant de la prime aux horaires de travail, faisaient de la perception du salaire une condition sine qua none Ă  son versement.

Un raisonnement qui, dans le cadre précis de l’absence pour maladie, suppose donc que le salarié bénéficie d’un maintien de salaire. Les seules indemnités journalières perçues par ce dernier ne suffisent pas à ouvrir droit à la prime d’ancienneté.

Un dernière précision, offerte par les juges d’appel, mérite d’être ici soulignée : cette solution s’applique tant aux absences consécutives à une maladie « simple » qu’à celles résultant d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.

Notez le

Cette décision pourrait, à notre sens, être transposée au régime de la prime d’ancienneté actuellement en vigueur. 

Pour en savoir davantage sur la prime d’ancienneté accordée aux salariés de la métallurgie, découvrez notre documentation « Salaires et primes Métallurgie ». 


Cour de cassation, chambre sociale, 2 avril 2025, n° 23-12.190 (le salarié ne peut pas prétendre au versement de la prime d’ancienneté pendant son absence pour maladie non rémunérée)

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