Prime d’ancienneté dans la métallurgie : elle n’est pas due en cas d’absence pour maladie non rémunérée
La prime d’anciennetĂ© est un Ă©lĂ©ment de rĂ©munĂ©ration qui rĂ©compense la fidĂ©litĂ© et l’expĂ©rience des salariĂ©s. Dans la mĂ©tallurgie, elle ne peut ĂŞtre rĂ©duite ou supprimĂ©e en cas d’absence du salariĂ©. Pour autant, il en va autrement lorsque ce dernier, absent pour maladie, ne bĂ©nĂ©ficie pas d’un maintien de salaire au cours de cette pĂ©riode.Â
Prime d’ancienneté : un droit pour certains salariés
Les salariĂ©s de la mĂ©tallurgie bĂ©nĂ©ficient, sous certaines conditions, d'une prime d'anciennetĂ© s'ajoutant Ă leur rĂ©munĂ©ration mensuelle.Â
Ce droit, actuellement consacrĂ© par l’article 142 de la convention collective de la mĂ©tallurgie, prĂ©existait avant le 1er janvier 2024, notamment au sein de la convention collective de la rĂ©gion parisienne.Â
Variant avec l’horaire de travail, son montant est susceptible d’être augmentĂ© lorsque le salariĂ© effectue des heures supplĂ©mentaires.Â
Seulement, les dispositions conventionnelles, actuelles et passées, ne prévoient pas que la prime puisse être réduite ou supprimée en cas d’absence du salarié. Ce qui peut interroger lorsqu’un salarié, placé en arrêt maladie, ne perçoit aucun maintien de salaire.
Rappel
Les salariĂ©s absents pour maladie peuvent, s’ils justifient d’une certaine anciennetĂ©, bĂ©nĂ©ficier d’un maintien intĂ©gral ou partiel de leur rĂ©munĂ©ration dès le premier jour d’arrĂŞt.Â
Prime d’ancienneté : l’impact des arrêts de travail non rémunérés
La Cour de cassation a estimĂ©, dans un arrĂŞt rendu le 2 avril 2025, que la prime d’anciennetĂ© n’était pas due dans cette circonstance.Â
Illustration
Dans l’affaire en question, un salariĂ©, absent deux annĂ©es durant, rĂ©clamait un rappel de prime de plus de 4000 €. Ce dernier Ă©tait alors couvert par la convention collective de la mĂ©tallurgie de la rĂ©gion parisienne.Â
Et pour cause, les dispositions conventionnelles, en liant le montant de la prime aux horaires de travail, faisaient de la perception du salaire une condition sine qua none Ă son versement.
Un raisonnement qui, dans le cadre précis de l’absence pour maladie, suppose donc que le salarié bénéficie d’un maintien de salaire. Les seules indemnités journalières perçues par ce dernier ne suffisent pas à ouvrir droit à la prime d’ancienneté.
Un dernière précision, offerte par les juges d’appel, mérite d’être ici soulignée : cette solution s’applique tant aux absences consécutives à une maladie « simple » qu’à celles résultant d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
Notez le
Cette dĂ©cision pourrait, Ă notre sens, ĂŞtre transposĂ©e au rĂ©gime de la prime d’anciennetĂ© actuellement en vigueur.Â
Pour en savoir davantage sur la prime d’anciennetĂ© accordĂ©e aux salariĂ©s de la mĂ©tallurgie, dĂ©couvrez notre documentation « Salaires et primes MĂ©tallurgie ».Â
Cour de cassation, chambre sociale, 2 avril 2025, n° 23-12.190 (le salarié ne peut pas prétendre au versement de la prime d’ancienneté pendant son absence pour maladie non rémunérée)
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